Ce programme met en regard deux œuvres pour cordes que près d’un siècle sépare mais qu’unit la même recherche de densité sonore et de continuité du discours. Le Sextuor n°1 de Brahms est une œuvre de jeunesse : on y entend déjà une écriture très sûre, un sens de la construction et une manière de faire sonner l’ensemble comme un orchestre de chambre.

À l’opposé, les Métamorphoses de Strauss (en version septuor) est l’une des dernières œuvres de son parcours de compositeur. La pièce porte un caractère plus sombre et rétrospectif : elle dialogue avec l’héritage romantique au moment même où celui-ci s’éteint.