L’histoire de la Belle et de la Bête est vieille comme l’antique, comme l’Âne d’or d’Ovide, comme le bonnet de Mme Leprince Beaumont, comme la beauté et la bestialité. Mais cette fois-ci, c’est la Bête qui raconte.

 

Il était cette fois : une version sauvagement subjective, dans laquelle c’est la présence du public qui est la Belle, la très attendue, invoquée par les conteuses enchanteuses de la chambre bleue…

La Bête et la Belle s’inspire davantage de la version de Madame de Villeneuve, antérieure à celle de Madame Leprince Beaumont, plus développée que cette dernière et moins moraliste. Le thème principal du conte est l’éducation du regard. Du regard porté sur autrui, mais également sur soi-même.